Une étude indépendante menée auprès de 92 participants pour comprendre les besoins, les blocages et les attentes en matière de formation financière.
Avant de concevoir un programme d'éducation financière, j'ai choisi d'écouter plutôt que de supposer. Cette étude a été menée de manière indépendante, sans biais commercial, avec un objectif unique : comprendre la réalité des besoins, des peurs et des attentes de ceux qui souhaitent reprendre le contrôle de leur vie financière.
Note : la question d'adresse email a été volontairement exclue du formulaire et traitée via un outil distinct, afin de ne pas conditionner les réponses.
Avant de concevoir quoi que ce soit, j'ai choisi d'écouter. Parce qu'un programme qui ne part pas d'une vraie demande ne sert personne. Cette étude est la fondation.
Leila RobertUn échantillon volontaire de 92 personnes, majoritairement des actifs entre 25 et 54 ans. Quelques éléments de contexte à garder en tête pour une lecture éclairée des résultats.
Une majorité aspire à aller plus loin — mais sans savoir comment. Le potentiel d'engagement est massif : 85% des répondants sont dans une démarche active ou aspirationnelle.
Ces niveaux sont auto-déclarés par les participants eux-mêmes sur une échelle subjective de 1 à 5 — ils reflètent leur perception de leurs propres connaissances, non une évaluation objective.
Les blocages ne sont pas financiers : ils sont psychologiques et informationnels. La procrastination domine — et c'est une porte d'entrée, pas un rejet.
Le premier obstacle n'est pas le manque d'argent. C'est l'inaction. 35% procrastinent. Ces répondants n'ont pas besoin d'une énième explication — ils ont besoin d'une impulsion, d'un cadre et d'un premier pas concret.
Enseignement clé · Leila RobertLes trois sujets phares : investissement en bourse, revenus passifs et fiscalité. Un trio cohérent avec une vision patrimoniale à long terme.
L'accompagnement personnalisé et la transparence sur la méthode dominent largement. La crédibilité du formateur est le pivot de toute décision d'achat.
24% déclarent qu'ils "paieraient le prix si la personne est crédible" — sans même mentionner un tarif maximal. La crédibilité précède le prix. C'est le socle.
Analyse · Budget coaching individuelLes vidéos dominent, mais les cours interactifs suivent de près. Le marché est sensible au prix — mais une frange significative est prête à investir davantage pour de l'accompagnement.
Au-delà des fréquences brutes, le croisement des variables fait émerger des tendances plus fines — et parfois contre-intuitives — sur les comportements financiers, les blocages psychologiques et les attentes selon les profils.
Les 18–24 ans ne représentent que 4% de l'échantillon (4 répondants), alors qu'ils constituent la tranche d'âge la plus exposée aux discours sur la richesse via les réseaux sociaux — entre influenceurs financiers, codes de la "rich life" et culture du gain rapide. Cette sous-représentation n'est pas anodine et mérite interprétation.
Plusieurs hypothèses peuvent être formulées. Le format du questionnaire — long, structuré, orienté réflexion — est peu compatible avec les habitudes de consommation d'une génération habituée aux formats courts et immersifs. Par ailleurs, les sujets abordés (fiscalité, retraite, immobilier locatif) peuvent être perçus comme lointains par des individus dont la priorité immédiate est souvent l'accès à un premier emploi stable ou la gestion d'un budget contraint. Enfin, le réseau de diffusion du questionnaire, majoritairement professionnel et adulte, a pu mécaniquement exclure cette tranche d'âge.
Ce constat soulève une question de fond : si cette génération ne se sent pas encore concernée par l'éducation financière structurée, c'est précisément là que le déficit sera le plus coûteux à long terme. En finance, le temps est la variable la plus puissante. Un individu qui commence à investir à 22 ans dispose d'un horizon de 40 ans pour faire travailler ses actifs — contre 20 ans pour quelqu'un qui débute à 42 ans. L'effet des intérêts composés, documenté depuis des siècles, transforme des sommes modestes en patrimoines significatifs, à condition que le temps soit du côté de l'investisseur. Retarder d'une décennie le début de sa vie financière active peut représenter, selon les hypothèses de rendement, une perte d'opportunité de 50 à 70% sur la valeur finale d'un portefeuille.
La répartition hommes/femmes est quasi équilibrée (51% / 48%), ce qui est notable dans un domaine historiquement perçu comme masculin. Mais derrière cette parité de surface, les données révèlent des profils de besoins profondément distincts.
Les femmes déclarent un niveau de connaissance financière moyen de 2,1/5 contre 2,9/5 pour les hommes — un écart de presque un point qui ne s'explique pas par un déficit de capacités, mais par un déficit d'exposition et de légitimité. Les femmes représentent 61% des personnes n'ayant jamais suivi aucune formation financière, et sont plus nombreuses à déclarer ne pas avoir assez d'argent pour investir (34% vs 17% chez les hommes). Ce dernier point est particulièrement révélateur : à niveaux de revenus comparables, les femmes s'auto-excluent davantage du champ de l'investissement.
Les blocages diffèrent également en nature : les femmes expriment davantage la peur de perdre (27% vs 21%), tandis que les hommes manifestent davantage de méfiance envers les experts (26% vs 9%). Ce résultat est cohérent avec ce que la psychologie comportementale documente : l'aversion au risque est statistiquement plus marquée chez les femmes, non par nature mais par construction sociale — une relation à l'argent plus souvent associée à la sécurité qu'à la croissance. À l'inverse, les hommes, davantage socialisés à la prise de risque financière, développent un rapport plus critique, voire méfiant, envers les intermédiaires.
Sur les sujets, les femmes plébiscitent davantage l'immobilier locatif (27% vs 23%), les hommes la bourse et les ETF (45% vs 34%) et la psychologie de l'argent (26% vs 14%). Ce dernier point est contre-intuitif : on pourrait s'attendre à ce que les femmes, plus souvent décrites comme ayant un rapport émotionnel à l'argent, soient plus attirées par ce sujet. Les données suggèrent l'inverse — ce sont les hommes, peut-être conscients de leurs propres biais comportementaux, qui en font une priorité.
Les salariés représentent 61% de l'échantillon — et leur profil est révélateur d'un malaise plus large. Leur première réponse à la question de situation n'est pas "je veux la liberté financière" mais "j'épargne un peu mais je ne sais pas où placer". Ce positionnement intermédiaire — ni dans l'urgence absolue, ni dans la maîtrise — est caractéristique d'une catégorie qui dispose de ressources mais manque de cadre pour les mobiliser.
Avec un taux de procrastination de 38% — le plus élevé de tous les profils professionnels — les salariés illustrent un paradoxe bien documenté en économie comportementale : plus la situation est confortable, plus il est difficile de justifier l'urgence d'agir. L'absence de contrainte immédiate devient elle-même un frein. Ce phénomène, parfois décrit comme le "biais du statu quo", pousse à maintenir une situation existante même lorsque les alternatives seraient objectivement meilleures.
Ce constat s'inscrit dans un contexte économique plus large : dans un environnement marqué par l'inflation, l'incertitude sur les retraites et la remise en question du modèle du salariat à vie, de plus en plus d'actifs cherchent à diversifier leurs sources de revenus et à ne plus dépendre d'un seul employeur. L'éducation financière devient alors une réponse à une quête de sens et de sécurité autant que de rendement.
Les répondants déclarant plus de 4 000 € de revenus mensuels nets représentent 40% de l'échantillon — une sur-représentation probable liée au réseau de diffusion du questionnaire. Leur profil est particulièrement instructif : avec un niveau de connaissance financière moyen de 3,3/5 (le plus élevé de toutes les tranches), ils sont objectivement les mieux équipés pour agir. Pourtant, 46% n'ont jamais suivi aucune formation, et 35% procrastinent.
Ce paradoxe — savoir sans agir — est l'une des observations les plus frappantes de l'étude. Il confirme que la connaissance seule ne suffit pas à déclencher le passage à l'action. En psychologie financière, ce phénomène est bien documenté : la complexité perçue des options disponibles, combinée à la peur de faire le mauvais choix parmi plusieurs bonnes alternatives, peut conduire à une paralysie décisionnelle. Plus l'individu est informé, plus il perçoit la multiplicité des choix possibles — et plus le coût cognitif de la décision augmente.
Par ailleurs, 22% des hauts revenus déclarent ne pas avoir confiance dans les experts — un chiffre supérieur à la moyenne générale. Cette méfiance, couplée à un niveau de connaissance élevé, dessine le profil d'un individu qui a les moyens d'agir, sait qu'il devrait, mais ne trouve pas d'interlocuteur à la hauteur de ses attentes. Pour ce profil, la crédibilité du formateur et la transparence de la méthode sont des conditions non négociables.
76% des répondants sont diplômés de l'enseignement supérieur (licence, master, doctorat). Ce chiffre reflète davantage le réseau de diffusion du questionnaire qu'une réalité statistique de la population générale — et il invite à la prudence dans la généralisation des résultats. Néanmoins, il produit un enseignement inattendu.
Parmi les diplômés du supérieur, le taux de procrastination atteint 41% — soit le double de celui observé chez les personnes de niveau secondaire (25%) ou baccalauréat (17%). Ce résultat contre-intuitif s'explique par plusieurs mécanismes. D'abord, les diplômés ont généralement une conscience plus aiguë des risques et des erreurs possibles, ce qui peut renforcer l'hésitation. Ensuite, leur niveau de revenu souvent plus élevé leur confère une sécurité perçue qui réduit le sentiment d'urgence à agir. Enfin, ils sont davantage exposés à des contenus financiers variés et parfois contradictoires, ce qui peut accroître la confusion plutôt que la clarté.
À l'inverse, les personnes de niveau secondaire, bien que moins formées (88% n'ont jamais suivi de formation financière), affichent une disponibilité budgétaire plus marquée : seulement 12% optent pour le gratuit uniquement, contre 37% chez les diplômés du supérieur. Ce résultat suggère que la valeur perçue d'une formation n'est pas corrélée au niveau d'éducation général — et que la willingness to pay peut être plus forte chez des profils qui n'ont pas accès aux réseaux informels de conseil financier.
Les 32 répondants qui procrastinent forment un groupe aux contours surprenants. Contrairement à ce qu'on pourrait supposer, ce ne sont pas les plus démunis ni les moins éduqués. Le procrastinateur type de cet échantillon a 35–44 ans, gagne plus de 4 000 € par mois, se dit avoir de l'épargne dormante qu'il veut faire travailler — et n'a pourtant jamais suivi aucune formation financière (59% d'entre eux).
Ce profil illustre parfaitement le concept d'intention-action gap en psychologie comportementale : l'écart entre l'intention déclarée et le comportement effectif. Cet écart est d'autant plus large que la situation n'est pas perçue comme urgente. L'épargne existe, le revenu est confortable — il n'y a pas de signal d'alarme qui forcerait la décision. Or, en l'absence de signal d'alarme, c'est la structure externe — un programme, un accompagnateur, une communauté — qui doit jouer ce rôle de déclencheur.
Significativement, 50% des procrastinateurs citent l'accompagnement personnalisé comme facteur de confiance n°1 — bien au-dessus de la moyenne générale. Ils ne cherchent pas plus d'information : ils cherchent quelqu'un qui les tient responsables de leurs décisions.
Six enseignements clés qui émergent de cette étude — à lire en complément de la section d'analyse croisée qui les documente en détail.
Cette étude confirme ce que j'observe depuis des années : les gens ne manquent pas de motivation — ils manquent d'un chemin clair, d'un interlocuteur crédible, et d'une méthode adaptée à leur réalité. C'est précisément ce que le programme que je construis aura vocation à offrir.
Leila RobertAuto-administré, entièrement anonyme, diffusé via réseaux sociaux et réseau personnel
26 mars 2026 – 17 mai 2026
(52 jours)
92 répondants volontaires, non rémunérés
Aucun email collecté dans le formulaire. Traitement conforme RGPD.
Étude qualitative et quantitative exploratoire — non représentative au sens statistique
Étude financée et conduite de manière indépendante, sans sponsor commercial
18 questions fermées (choix unique ou multiple) et 5 questions ouvertes permettant l'expression libre
Analyse quantitative des réponses fermées et lecture qualitative des verbatims — aucune donnée interpolée ou estimée